novembre, 2009

« L’écran comme interface sensible de création »

conférence « La convergence des écrans »

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communication de Pascal Baltazar -1ère partie /

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communication de Pascal Baltazar -2ère partie /

Les maîtres mots de Jérôme Lefdup

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Jérôme Lefdup est un artiste majeur de la création numérique, il nous paraît important de signaler que sa discipline d’origine est la musique, spécificité que l’on peut ressentir dans toute son oeuvre. Cette idée d’un regard extérieur et singulier (de musicien) sur l’« objet» numérique imprègne toute sa créativité. La musique tient une place centrale dans ses réalisations, elle est l’origine de son travail vidéo-graphique.La musique est littéralement retranscrite par l’image, elle est représentée de la manière la plus simple, sans fioriture. La musique se voit. Les notes se matérialisent en images, se recomposent dans l’espace et le temps, elles n’accompagnent pas l’image, elles sont « image ».Cette création à la dimension expérimentale aux techniques plurielles et hétéroclites s’adosse à une connaissance savante de la nature des images, une maestria.Dans le jeu des rencontres et mixages, nous serons volontiers complices de ce travail ludique.

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C’est devant un écran vert, que nous nous sommes incrustés pour qu’il nous éclaire sur son travail.

JL : Comment définir mon travail ?… avec difficulté. J’ai fait pas mal de choses variées, souvent selon les opportunités. Pendant plusieurs années, j’étais artiste vidéo, puis réalisateur d’émissions télé, d’animations…tout ce qui renvoie aux images et au son…, de VJing, d’animations de concert pour une chanteuse, de clips… un peu dans tous les sens.
Mais, qu’est ce qui a bien pu vous amener à l’univers de la vidéo ?
JL : J’ai fait les art-déco pour être décorateur spécialisé en vidéo mais à l’époque, cela ne débouchait sur rien. J’ai la chance d’avoir débuté à une époque où il fallait innover, définir des nouvelles pratiques avec l’arrivée du PC. Finalement, c’est le hasard plus que la nécessité qui m’a amené à faire ce que je fais.
Et la musique alors, son rôle dans tout ça ?
JL : La vidéo reprend les mêmes processus que la musique, c’en est toujours, ce sont les mêmes règles, quelque chose que l’on perçoit dans la durée, avec un certain rythme.
A l’origine, qu’est ce qui déclenche alors cette créativité ?
JL : Un gros pétard ! (rire)…Mes premiers films sont directement inspirés de la photo stéréoscopique. Par ailleurs à propos du Vjing, il s’agit de partir d’une palette de mouvements de personnages, formes ou images. Et puis il y a aussi l’idée de faire de la musique visuelle. J’aime bien faire feu de tous bois
Mais alors, que signifie véritablement le terme, un peu « barbare » (pour nous étudiants en architecture) de VJing ?
JL : J’en fais tous les jours depuis 25 ans alors qu’à l’époque il n’y avait même pas encore de nom pour le désigner. Maintenant, c’est très simple, le VJing : c’est de la vidéo en direct dans un décor visuel et festif (de la live vidéo), c’est jouer de la vidéo comme on joue de la guitare.
Nous n’avons jamais connu la télévision avec laquelle vous avez grandi, ni celle que vous projetiez ; ainsi que pensez-vous de la télé d’aujourd’hui et son évolution ?
JL : On est content d’y trouver de l’argent, cependant en tant que média actuel, c’est nul. J’étais fan de la télé dès le biberon, j’y croyais. Maintenant, je ne l’ai plus depuis 5 ans ! Elle est devenue une boîte à stars, et une banque pour la création. On a beau acheter des écrans de plus en plus larges, l’image proposée de nos jours est dix fois plus pourrie qu’avant !
Et l’architecture dans tout ça ?
JL : J’ai pu expérimenter la technique de mapping (projections sur surfaces en relief) dans la création d’un concert d’Alicia Keys. Un gros show à l’américaine, c’est sûrement applicable à l’architecture.

Satisfaits de cet échange, nous avons laissé Jérôme retrouver les étudiants de l’animation chaînée qu’il encadre. « Tous super balèzes, ce sont eux qui m’encadrent ! » plaisante t-il. On ne peut que leur souhaiter de devenir des futurs Lefdup.

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« Dépli, un dispositif de cinéma jouable »

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communication de Thierry Fournier / Conférence « La Convergence des écrans »

FACE A : Marie -Anne Fontenier (commissaire générale des e.magiciens)

Avant tout nous tenons à dire que cet article a été rédigé sous la forme d’un dialogue produit après la rencontre en essayant de rester le plus fidèle possible à ses propos.

Qu’est-ce que les E-magiciens ?

- MA F : Cette année c’est la 11ème édition du festival de la rencontre de la jeune création numérique. Organisé dans un but d’échange entre étudiants et professionnels, sur les pratiques des nouveaux outils dans le domaine numérique. Certains utilisent le numérique pour la représentation, d’autres pour l’animation, ou encore pour le design. De nombreuses écoles d’animation et d’art sont réunies, ce qui apporte une diversité au sein de ce festival, et cela permet aux étudiants de créer de nombreuses relations. Malgré la diversité, il y a une compatibilité entre tous car c’est la création qui nous réunis tous ! Le risque du numérique c’est de ne se rencontrer que sur la toile, or on a besoin de ces échanges entre étudiants. Le melting pot c’est la recette de notre potion magique !

D’où sont nés les E-magiciens ?

- MA F : Dans le temps nous allions tous à Imagina….Mais c’était un festival d’infographie basé sur de la 3D pure et dure.Les premières rencontres ont eu lieu à Montreuil puis au forum de l’image à Paris, ensuite, réalisées dans le nord à Bruxelles puis dans le sud à Milan. Le principe restant la rencontre entre étudiants et professionnels. Depuis ce festival à évolué, resté centré sur la 3D numérique, il a maintenant lieu tous les ans à Valenciennes.

En prime time, mercredi soir :

Les critiques de presse nous présente ce long métrage comme une histoire mélancolique, pleine d’humour, découpée en multiples séquences narratives. La vie de l‘auteur, Nina Paley qui l‘a entièrement écrit et réalisé, permet une lecture plus intime de cette œuvre. D’origine américaine, elle vit en Inde avec son mari jusqu’à leur séparation. Nina nous raconte l’histoire de sa rupture, mise en parallèle avec la légende indienne Ramayana. On trouve une grande liberté d’expression dans l’animation, un mélange de techniques (dessins, papiers découpés) qui différencie chaque séquence. Sita-Nina chante le blues, cet univers musical inattendu dans ce cadre, mais charmant, utilise des chansons Jazz d’ Annette Haushaw des années 1920, et souligne le décalage culturel. Par ce travail titanesque, elle nous situe à la lisière de la réalité occidentale et de la légende indienne. L’histoire est faite d’une savante intrication de séquences différentes, graphismes, bandes sonores,nous offrant un manifeste féministe savoureusement épicé !

Le fil rouge

C’est parti ! Avant même notre arrivée, les créations lives ont commencé pour trois jours de travail non-stop. La Battle R oppose douze équipes de deux étudiants sur un travail de création interactif : chaque groupe devra constituer une des fenêtres (surfaces interactives) d’un immeuble « interface ». Parallèlement, une animation chaînée sollicite 13 équipes de trois étudiants sur le thème de la boite de nuit.

Visite de Nathalie Kosciusko Morizet

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Jeudi 26 novembre, la ministre du développement numérique Nathalie Kosciusko Morizet s’est rendue au festival des e.magiciens. Elle y a rencontré les participants des différents évènements et découvert les nouvelles technologies du Lab.

Les E•Magiciens sur France 3 Nord-Pas-de-Calais.

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Diffusion le 26 novembre 2009

Visite de la Ministre de l’économie numérique aux E.Magiciens à Valenciennes le 26 novembre 2009.

Vernissage du LAB.

Edito : Lier aux images le discours qu’elles sous-entendent.

L’art numérique occupe une place de plus en plus importante dans notre société. Le festival des e-magiciens de Valenciennes participe à son évolution. Certains que «Le futur sera dans la convergence et le métissage ou ne sera pas», de nombreux étudiants d’origines différentes se sont réunis pour la onzième fois au Phénix. Cette rencontre permet de partager des savoir faire qui s’accumulent ou disparaissent rapidement pour d’autres.
Étudiants  d’architecture nous avons décidé d’abandonner la souris et nos modélisations, pour la plume, ou dans son dernier avatar : le clavier.
Nous avons pris le parti de rédiger quelques pages décalées, du fait de notre position singulière, organisées dans une chronologie qui suivra notre découverte du microcosme e-magicien et distribuées sous la forme presque oubliée de la feuille journalière.

- Bon, après ces grandes généralités on y met quoi dans ce journal ?
- Dessiner ce qu’on y voit ?
- Non, t’es pas bien on va pas les épater dans leur domaine !
- On pourrait parler des logiciels de conception ?
- Ah et tu crois qu’on va leur apprendre quelque chose !
- Crois-tu vraiment que nous soyons là pour ça ? Le regard différent que nous portons sur le monde numérique sera en lui même le lieu du débat.

A l’instant où tout se pixelise, des plans des villes au moindre flyer échoué à la sortie du métro, l’outil informatique nous projette dans un espace où les possibilités se voient démultipliées. L’utilisation de ces nouveaux modes de communication modifie le rapport  entre la pensée et sa réception. Ils sont un matériau de conception et viennent altérer notre perception de l’information.
Le plus déroutant de cette technologie est peut être sa capacité à faire coexister des temporalités hétérogènes. Nos yeux de futurs architectes viennent s’imprégner d’un monde de l’imagination dont les prouesses et les possibilités ne peuvent laisser indifférent notre discipline. Nos différences nous permettent d’appuyer sur pause sur ces performances et de lier aux images le discours qu’elles sous-tendent. Par nos études, nous devrions être au fait des questions formelles et conceptuelles.  Nous mettrons à l’épreuve ces connaissances face à la production du festival et apporterons notre point de vue.

Soirée d’ouverture interviews à chaud

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Jingle reportages e-magiciens 2009

Image de prévisualisation YouTube

Crédit : Sullivan Vanderlinden – Quentin Persyn