En prime time, mercredi soir :
Les critiques de presse nous présente ce long métrage comme une histoire mélancolique, pleine d’humour, découpée en multiples séquences narratives. La vie de l‘auteur, Nina Paley qui l‘a entièrement écrit et réalisé, permet une lecture plus intime de cette œuvre. D’origine américaine, elle vit en Inde avec son mari jusqu’à leur séparation. Nina nous raconte l’histoire de sa rupture, mise en parallèle avec la légende indienne Ramayana. On trouve une grande liberté d’expression dans l’animation, un mélange de techniques (dessins, papiers découpés) qui différencie chaque séquence. Sita-Nina chante le blues, cet univers musical inattendu dans ce cadre, mais charmant, utilise des chansons Jazz d’ Annette Haushaw des années 1920, et souligne le décalage culturel. Par ce travail titanesque, elle nous situe à la lisière de la réalité occidentale et de la légende indienne. L’histoire est faite d’une savante intrication de séquences différentes, graphismes, bandes sonores,nous offrant un manifeste féministe savoureusement épicé !