Les reportages de ENSA Marseille

Edito : Lier aux images le discours qu’elles sous-entendent.

L’art numérique occupe une place de plus en plus importante dans notre société. Le festival des e-magiciens de Valenciennes participe à son évolution. Certains que «Le futur sera dans la convergence et le métissage ou ne sera pas», de nombreux étudiants d’origines différentes se sont réunis pour la onzième fois au Phénix. Cette rencontre permet de partager des savoir faire qui s’accumulent ou disparaissent rapidement pour d’autres.
Étudiants  d’architecture nous avons décidé d’abandonner la souris et nos modélisations, pour la plume, ou dans son dernier avatar : le clavier.
Nous avons pris le parti de rédiger quelques pages décalées, du fait de notre position singulière, organisées dans une chronologie qui suivra notre découverte du microcosme e-magicien et distribuées sous la forme presque oubliée de la feuille journalière.

- Bon, après ces grandes généralités on y met quoi dans ce journal ?
- Dessiner ce qu’on y voit ?
- Non, t’es pas bien on va pas les épater dans leur domaine !
- On pourrait parler des logiciels de conception ?
- Ah et tu crois qu’on va leur apprendre quelque chose !
- Crois-tu vraiment que nous soyons là pour ça ? Le regard différent que nous portons sur le monde numérique sera en lui même le lieu du débat.

A l’instant où tout se pixelise, des plans des villes au moindre flyer échoué à la sortie du métro, l’outil informatique nous projette dans un espace où les possibilités se voient démultipliées. L’utilisation de ces nouveaux modes de communication modifie le rapport  entre la pensée et sa réception. Ils sont un matériau de conception et viennent altérer notre perception de l’information.
Le plus déroutant de cette technologie est peut être sa capacité à faire coexister des temporalités hétérogènes. Nos yeux de futurs architectes viennent s’imprégner d’un monde de l’imagination dont les prouesses et les possibilités ne peuvent laisser indifférent notre discipline. Nos différences nous permettent d’appuyer sur pause sur ces performances et de lier aux images le discours qu’elles sous-tendent. Par nos études, nous devrions être au fait des questions formelles et conceptuelles.  Nous mettrons à l’épreuve ces connaissances face à la production du festival et apporterons notre point de vue.