Le son de Cécile Le Prado

Compositeur et sound designer, Cécile Leprado a commencé par le théâtre. Elle s’intéresse à la musique vocale et acoustique. Elle est actuellement enseignante à l’école de jeu vidéo d’Angoulême : l’EMJNIM en master de design sonore. Chaque année ses cinq élèves participent à la Battle R afin de gérer le son des animations. Cécile appartient au comité de pilotage des e-magiciens depuis des années et a été l’invité d’honneur en 2005.
Abordant la question de son regard sur la progression de l’art numérique, elle nous raconte ses débuts au magnéto ou revock au conservatoire. Elle se rassure en affirmant que l’ordinateur a simplifié énormément de chose et «Finalement les bons logiciels sont ceux qui réunissent des personnes différentes autour d’une même domaine. L’architecte, le designer et l’artiste peuvent travailler sur le même logiciel». Cécile s’intéresse beaucoup à l’environnement sonore dans les jeux vidéos et s’étonne que les moteurs audio spécifiques aux jeux vidéos ne soient pas réutilisés ailleurs.
Soumise à notre agaçante et récurrente question : «Et l’architecture dans tout ça ?», elle nous explique qu’aborder beaucoup plus cet aspect dans son travail personnel où les problématiques d’espace sont au centre de sa réflexion. Elle s‘attache particulièrement à la spatialisation des sons et la mémoire des lieux. Ses travaux prennent souvent la forme d’installation faisant appel à l’audition du spectateur. Son travail entretient une relation au paysage et se manifeste sous forme plastique et numérique. La crypte du Phénix a d’ailleurs été le réceptacle d’une de ses installations : Triangle d’incertitude.














